Alors si on regarde un peu en arrière, la guerre froide, le monde il était divisé en deux : capitalisme ou communisme, c'est tout. Et puis le capitalisme a pris le dessus. Maintenant en 2oo9, c'est la crise, alors on ressent une certaine perte de confiance dans le capitalisme. Sauf que contrairement à la crise de 1929, on a aucune solution, nada, rien a proposer, l'Etat-providence a été bouffé par la mondialisation. En gros le capitalisme est sur le point de s'autodétruire (tant mieux).
Du coup face à ça, deux questions sont alors soulevées : Se rallier au communisme ? mais on garde la peur de ses tendances autoritaires, de renoncer à la liberté d'entreprise et à la propriété privée. Instaurer une économie libertaire et autogestionnaire ? c'est à dire pas en dehors du marché mais sans les vices des multinationales, en favorisant le commerce équitable ou les coopérations. (ouaiiiis) Reste à savoir si cela peut subvenir au besoin des presque 7 milliards d'habitants de la planète.
Du coup on entre dans une ère de schizophrénie : il est difficile de se dire anticapitaliste, puisque y a pas d'autre alternative mais en même temps il est de plus en plus difficile de justifier le capitalisme.
On trouve donc trois cas de figure :
1) Le réaliste (ça c'est moiiii) : utiliser l'anticapitalisme pour améliorer le capitalisme. En gros, inventer une économie de marché plus respectueuse des équilibres humain et naturels (commerce équitable, agriculture biologique, tout ça tout ça)
2) L'idéaliste : accepter de vivre dans le capitalisme mais avec pour objectif une utopie régulatrice anticapitaliste comme par exemple le SEL (qui redonne sa place au troc), les écolos radicaux etc. En gros ils cherchent à rendre possible une vie en dehors du marché ça c'est les hippies xD
3) le dualiste : ne pas choisir construire deux systèmes en coexistence : un capitaliste et un altruiste régit par la gratuité. Ainsi les défauts du capitalisme sont compensés par l'anticapitalisme et vice versa. Mais bon faut pas rêver, le capitalisme finirait par re-bouffer le système alternatif.
ah mais y a une justification morale, C'est la dialectique Mandelevienne, qui dit que "les vices du particluier [contribuent] à la félicité publique". En gros l'appat du gain, l'ambition, l'égoïsme sont la source du dynamisme et de l'économie, elle est bonne celle là. Donc, le premier pas ce serait de s'attaquer à cette dialectique et de montrer qu'elle est fausse. Parce que d'une l'attention à soit même ne produit pas le bien collectif, elle est inutile sans attention aux autres, de deux aujourd'hui, avec la mondialisation en plus, il faut une vision qui s'étende à tout le monde dans le monde et de trois tu l'as dans le cul.
la représentation la plus courante de l'homme, c'est qu'il est intéressé (agissant en fonction de ses intérêts) et rationnel (devant un choix, préfère la solution qui optimise ses intérêts). Étrangement le parcours de cette représentation est étroitement lié à celui du capitalisme, mais c'est surtout pas le capitalisme qui a aidé a établir cette vision de l'homme, non non. Aujourd'hui, certaines critiques mettent en avant les défauts de rationalités et le désintéressement dans certains comportements humains. D'autres s'attaquent aux limites de la psychologie capitaliste qui ne traite que de l'individu isolé.
* Bernard Stiegler : l'hyperconsommation satisfait les pulsions (destructrices) et non les désirs (constructifs). Il prône un capitalisme participatif, dans lequel les hommes ne seraient plus des objets mais des sujets du système.
*Frans Waal : il utilise l'éthologie (étude des comportements des animaux) et démontre que l'homme est aussi proche du chimpanzé (agressif et conquérant) que du bonobo (coopératif et altruiste). Donc l'homme est capable des deux, ce qui place la société dans un contexte de "conflit coopérant" bref tout plein de mots juste pour dire que l'anticapitalisme n'est pas seulement économique et politique, mais l'enjeu n'est autre que notre humanité.
J'm'étais déjà fait cette remarque, au court de mes longues réflexion inutiles sur la pauvre mentalité humaine. J'pense que dès que l'homme a commencé à développer les 1eres techniques, il a voulu aller toujours plus loin. Il s'est même persuadé que c'était pour ça qu'il était là, qu'il était plus fort et au dessus de tout être vivant, et qu'on l'avait "doté" d'intelligence pour faire avancer le monde. Ouais.. bah il aurait mieux fait de rien toucher =__="
Pour solutionner le problème, faudrait encourager la communication et la coopération, et faire triompher l'amour sur l'individualisme (qui est le fondement de l'exploitation)... Et si la révolution à venir devais s'opérer sur le terrain des sentiments? Ouais bah, Mylene Farmer, elle dit la même chose dans une de ses chansons alors hein !
Et puis, ça fait environ deux siècles que les verts nous alertent contre l'explosion démographique des grandes villes et la destruction des ressources naturelles et des grands équilibres environnementaux. En 1968, ils prévoyaient même un effondrement total du niveau de vie avant 2100. Un courant alternatif s'est construit autour de la décroissance. Ivan Illitch a développé en 1974 l'idée de "contre-productivité" : l'industrie pollue les régions qu'elle développe, la surinformation sous informe etc...
Aujourd'hui les partisans de la décroissance proposent tous les moyen pour freiner les activités humaines qui détériorent l'environnement.
Une profonde refonte de l'économie.
1) On a vu que l'homme est capable d'altruisme et de don, donc il existe une possibilité de mettre en place une économie du désintéressement, à la fois équilibrée et d'utilité sociale.
2) mettre en place un constitutionnalisme économique. C'est a dire exclure du marché les biens communs (santé, éducation, environnement, justice sociale) ça déjà, c'est mal barré =/
3) s'unir communistes, anarchistes et anticapitalistes de partout au lieu de se tirer dans les pates comme des cons et mettre fin à tout ça une bonne fois pour toute. :D